Tandis que le chômage bat des records dans la zone euro et que Jean-Claude Juncker est très heureux de quitter la présidence des ministres des Finances de cette même zone, des politiques annoncent que la crise est terminée.
Il leur faudra tout de même surveiller de près l’évolution des problèmes chypriotes ! Selon l’économiste Jacob Funk Kierkegaard, il existe des similitudes avec la crise irlandaise. A savoir que Chypre a des soucis majeurs avec ses banques.
Son système bancaire national représente 7 fois le PIB du pays et il existe des trous béants suite au défaut partiel du gouvernement grec. Chypre et la Grèce étant très liés du point de vue économique. Preuve de ces problèmes bancaires devenus économiques : le chômage à Chypre est passé de 8 à 15% en un an et le gouvernement se fait du souci pour financer son secteur public. On parle d’une rallonge nécessaire de 7 milliards d’euros… une paille.
Tu me tiens par la barbichette…
Les banques chypriotes sont infestées de dépôts d’origine mafieuse et tout particulièrement russes. Les services secrets allemands arguent que boucher les trous revient à renflouer des oligarques russes. Il est vrai que Chypre est un paradis fiscal pour les mafias en tous genres.
Angela Merkel prendra t-elle le risque de s’exposer sur ce sujet avec les élections d’automne 2013 ? Quant au FMI, on dit qu’il va répondre aux abonnés absents en cas de demande d’aides. On sait que le président chypriote est communiste et il a déjà fait un pied de nez à la Troïka, ce qui ne va pas arranger les choses. Les Européens attendent donc impatiemment les prochaines élections de février 2013 et espèrent voir triompher leur candidat de droite pro-européenne, Anastasiades, ce qui est très réalisable.
Il faudra alors agir vite car le pays n’a plus de ressources après mars. Une certaine urgence risque d’être au rendez-vous d’ici une trentaine de jours…
Est-ce que le futur gouvernement chypriote accepterait un contrôle extérieur sur son système bancaire ? Comment les banquiers chypriotes vont-ils expliquer à leurs clients "mafieux" que l’Europe refuse de rembourser leurs pertes ?
Rappelons que la Russie est déjà intervenue pour soutenir Chypre, ce qui avait soulevé la colère de plusieurs eurocrates. Moscou va-t-il intervenir afin d’éviter que les Européens regardent d’un peu trop près l’argent qui s’est expatrié de la Russie pour débarquer à Chypre ? Il faut en effet savoir que les mafias russes sont bien souvent des filtres utilisés par ce que nous appelons à LIESI : le bloc de commandement russe. Que feront donc les Russes ?