Dans un contexte de délitement de ce qui fait l’âme de la France , et en l’absence des conditions matérielles permettant une autonomie alimentaire et énergétique en Corse , était -il opportun de maintenir le fantasme de l’indépendance ?
Saluons au passage ceux qui ont lutté pour la défense du littoral et pour la renaissance de la culture insulaire .
Un des paradoxes de la Corse tient en ceci : les corses n’ont pas choisi d’être français, mais ont mérité de l’être . En témoignent les nombreux monuments aux morts dans tous les paesi . Beaucoup de corses d’aujourd’hui ont des ancêtres qui ont porté l’uniforme , chanté avec fierté la Marseillaise , écrit le français sans faute grâce à l’école républicaine , tout en ayant su leur lingua nustrale .
A supposer que les géologues découvrent du pétrole à quelques miles des côtes de l’île , lui donnant les moyens pratiques de sa souveraineté nationale , à quoi ressemblerait alors la Corse ? A un gigantesque Monaco bétonné , truffé de banques d’affaires ,de casinos et de bordels ? La France , qui a soigneusement pratiqué la dépopulation dans l’île , et ne s’est pas distinguée par sa volonté de développer le territoire , n’est-elle pas à tout prendre la moins mauvaise des mères ?
Souhaitons en tout cas un débat dénué de toute hystérie anti-française , et débarrassé également de toute condescendance à l’égard de ceux qui ont des patronymes en " I" .