Même si on peut tout naturellement se satisfaire de ce non-lieu, il subsiste pas mal d’interrogations.
"Jeunes de banlieue", "Français de souche", ça ne désigne pas un groupe de personnes, on ne verrait pas de qui on parle, qui l’on désigne. C’est donc inattaquable.
Mais dans le même temps, "Communauté organisée", "Rat noir", "Shoahnanas", "Quenelle", il est clair pour tout le monde que ça désigne un groupe de personnes suffisamment individualisables ?
(...) Rien ne permet ainsi au plaignant de revendiquer son appartenance à une communauté aussi vaguement définie (...)
Grotesque. Quand les médias font un reportage sur "les jeunes de banlieue", tout le monde admet que c’est un groupe "sociologique". Mais là, non, ça ne marche pas dans ce sens-là. Pareil avec le procès sur les "Français de souche", quand le FN utilise cette appellation, tout le monde comprend bien. Mais quand c’est deux râclures dans une "chanson", non.
Il faut émettre des statuts pour qu’une catégorie de personnes soit considérée en tant que tel par le pouvoir judiciaire, comment ça se passe ?
Si je dis "A l’UMPS, c’est tous des *******", est-ce que c’est de la diffamation envers un groupe de personnes ? Est-ce qu’avoir une carte à l’UMPS rend une personne individualisable ?