Il va bien falloir s’y faire : le progrès technique épargne inévitablement du temps de travail, il va donc falloir accepter de travailler moins pour gagner moins.
Rappelons aux tripaliolâtres forcenés qu’un gugus qui bosse 10 heures par jour n’est pas plus vertueux (loin de là, au mieux c’est un aliéné, au pire c’est un abruti) qu’un moine qui passerait ses journées à méditer. Que de nombreuses civilisations ont voué une certaine défiance envers le travail en délégant le maximum de tâches aux animaux ou aux esclaves (aujourd’hui, on a les machines).
Alors vous, E&R, ne vous sentez pas obligés de justifier la situation des jeunes (ou moins jeunes) inactifs en précisant bien qu’ils cherchent du boulot.
S’il y a bien un thème de réflexion à fort potentiel de démarcation par rapport à la pensée dominante, c’est bien celui du travail. Le travail aujourd’hui, dans 90% des cas, consiste essentiellement à faire gagner du fric à ceux qui en ont déjà dans un monde dont les tenants et les aboutissants nous échappent complètement. Un monde dans lequel on n’apprend plus de métier à des gens obligés de chercher un emploi (c’est-à-dire une activité qui demande peu de spécialisation, exécutable par un grand nombre de salariés interchangeables), des esclaves qui s’ignorent qu’on incite (y compris vous, E&R !) à s’expatrier, validant par là les intentions premières de l’idéologie libérale mondialiste : libre-circulation des biens, des marchandises... et des hommes !!!