La disparition de la classe moyenne est la conséquence de la concentration capitalistique.
Elle est la conséquence obligée de cette concentration, que le capitalisme soit privé ou d’État.
Elle se traduit par une sur représentation de la classe salariale, esclaves des temps modernes, dont la destinée est de devenir chômeur.
En effet, la concentration du capital va de pair avec l’obsolescence technologique où la machine remplaçant l’homme, l’homme n’est plus une condition de la production mais seulement de la consommation.
C’est par l’assistanat qu’on soutient la consommation, et l’assistanat par la dette : la transformation de la classe moyenne libre de ses revenus et de son travail en classe salariale mendiante de son revenu et de son travail, puis la classe salariale en classe assistée, enfin, la classe assistée en classe aliénée repose uniquement sur la dette.
Ce pourquoi Guilly a tort : dans la forme moderne du capitalisme libéral et/ou socialiste d’Etat, autrement nommé le mondialisme, il n’y a aucun vainqueur vs vaincus.
Il n’y a que des perdants actuels ou futurs, les vaincus d’aujourd’hui étaient vainqueurs hier, et les vainqueurs relatifs actuels rejoindront demain les vaincus d’aujourd’hui.
Ce pourquoi le christianisme s’est toujours opposé au prêt à intérêt puisqu’in fine il est l’outil imparable de l’aliénation du genre humain par la fin de la propriété de tous, première des libertés, au profit de la toute puissance d’un seul, accomplissement de l’enfer.