La guillotine sèche de la République française
1er février 2018 21:36, par Stavrolus
Dans une série d’entretiens de 1960 avec Jacques d’Arribehaude et Jean Guénot, qu’on peut écouter sur Internet, Céline, entre deux bien inutiles jurons, observait que les petits Allemands se souvenaient surtout d’Hitler comme de quelqu’un qui avait construit des autoroutes et résorbé le chômage. Il s’étonnait aussi en filigrane que les Français, si oublieux de nature, continuassent de pleurnicher sur les malheurs d’une communauté envers laquelle ils n’avaient de torts que relatifs et peut-être discutables. Les journalistes le tiraient un peu vers la conclusion qui semblait s’imposer à l’époque : on serait bientôt au bout de la rancune, des règlements de comptes et des "Grands Pardons" en forme de lynchage haut et court. Tu parles ! Quoiqu’on ait rarement entendu un Céline aussi noir que dans ces entretiens, ses conclusions, il est vrai non formulées explicitement, semblent presque optimistes, comparées à la réalité à laquelle nous sommes aujourd’hui confrontés : pas de pardon, ni pour les Nazis, ni pour les descendants des descendants des Nazis, ni pour les descendants de résistants qui n’ont pas fait allégeance aux tenants de la nouvelle religion de l’holocauste et de la Shoah ! Jamais de pardon. Juste le contraire de ce christianisme auquel Céline ne comprenait rien à rien, n. d. D., comme il dit. Dommage pour lui.