Nous verrons la limite de la conception traditionnelle lorsqu’elle est mise en application par le matérialisme (politique) : des millions de morts, et/ou l’oubli de la Doctrine.
La contre-tradition ne sait et ne saura que traquer la Tradition qui, bien qu’étant sa source, la limite de trop dans son développement tous azimut.
Si la vérité s’inscrit toujours en négatif des apparences, il est dangereux de suivre au travers du matérialisme la complexité de la Vérité en mouvement : passées les années, la Vérité n’est plus discernée et confondue avec l’agitation devenue la règle, et Confucius ( K’ung-tzu) n’est étranger à cette disposition et à toutes celles qui suivront.
Les chinois eux-aussi se sont éloignés de leur Tradition au fil du temps, le consumérisme ( travailler, manger, dormir) les a anesthésiés.
Que des mouvements tentent de rallumer les bougies semble être une nécessité. Il en va de même en occident, où la foi s’est transmuée bien souvent en simple bonhommie sociale, en vulgaire palliatif psychologisant, en église presque rendue à être une association culturelle ( prier par habitude, aller à la messe parce que c’est une routine, voir de jolis concerts...).
"Il faut aimer l’Eglise même dans ses humiliations" m’a dit un jour le père Bernard.
La plus grande secte du monde reste l’analyse matérialiste qui a colonisé l’esprit de l’Homme pour l’asservir à la cause du grégarisme, de l’aveuglante obéissance, et de l’orgueil en justification de toute cause qui lui échappe. Et un commentaire ici même le prouve de manière parfaite, mais seul le commentaire est blâmable, son auteur ne l’est pas, parce que la distance doit être maintenue jusqu’à ce que la personne reprenne en main sa propre existence.