Le brûlot de Bob Woodward, l’homme du Watergate, contre Donald Trump
6 septembre 2018 17:56, par Michel Mertz
Bob Woodward a débuté sa brillante carrière en intégrant, sans la moindre formation journalistique mais un "background" 100% militaire, la rédaction du Washington Post, agent "dormant" qui s’est réveillé lorsque l’Etat profond a décidé que Nixon devait tomber (non sans avoir pris soin d’écarter le vice-président Spiro Agnew, réputé judéophobe, par Gerald Ford, ancien de la tristement célèbre commission Warren, histoire d’avoir un président par intérim plus contrôlable). Les soi-disant rendez-vous de Woodward avec sa "taupe" surnommée Gorge Profonde sont vraisemblablement une pure invention, puisqu’il n’avait pas besoin de tels stratagèmes pour obtenir des infos de première main des véritables employeurs. Des deux, Bernstein est certainement le plus intègre. Comme souligné plus haut, Woodward a révélé sa vraie nature et son peu d’intégrité journalistique en relayant complaisamment la version officielle du 11-Septembre et, bien qu’il prétende faire l’inverse, servi la soupe à Bush Jr et sa clique néocon.
Pour autant, tout ce que contient son bouquin n’est pas forcément faux, et l’idée qu’il y ait chez Trump un côté authentiquement cinglé ou crétin ne saurait être balayée du revers de la main. Mais je ne fais pas confiance à Woodward pour démêler le vrai du faux, ni à aucun de ces ex-collaborateurs retournés les uns après les autres grâce à la menace de dizaines d’années de prison s’ils ne signaient pas ces ouvrages à charge sensationnalistes.