L’Ukraine et l’agenda du suicide occidental
17 mars 2022 02:13, par Temet NosceAujourd’hui à la radio québécoise, les animateurs parlent de l’effondrement économique de la Russie. 2 minutes plus tard, ils parlent du prix exorbitant de l’essence (qui a doublé en un an) et de l’inflation galopante. Il semble que l’effondrement économique n’est pas limité à la Russie au final.
Il suffit de se promener à Montréal, environ 1 commerce sur 5 est définitivement fermé et il n’est pas rare de voir 3-4 commerces abandonnés de suite, placardés, comme s’il y avait eu un ouragan. Des dollars stores remplacent des commerces locaux. Les restos ferment, pour le bonheur des chaînes fastfoods.
Il y a un mois, on parlait de climat de guerre civile au Canada, de révolution populaire, de truckers neo-nazis, et là on supporte de vrais nazis en Ukraine !...Depuis fin février, on ne parle que de l’Ukraine, un pays que la majorité des Canadiens ne pourraient même pas pointer sur une carte. Cette guerre arrive à point, alors que la covid s’essoufflait et la révolte populaire s’organisait. Les prochaines manifs, ici, se feront comparer à l’Ukraine : "comment osez-vous manifester pour VOS droits, alors que les ukrainiens luttent contre Adolf Poutine ?" Le climat hystérique ici est comme pour la covid, 2 ou 3 fois plus élevé qu’ailleurs. Le bleu et le jaune nous envahissent, jusque dans les publicités covid du gouvernement. On recycle les "experts" covid qui deviennent des "experts" de la guerre. Même les journalistes sportifs, de fieffés incultes au Québec, font la promotion de la russophobie.
Ne pas être russophobe est signe d’extrémisme de droite, selon eux. Le mal ultime covid se transvide dans le gros panier russe qui permet à une population disjonctée d’exprimer toutes ses pathologies les plus immondes. Je me rappelle du film Salo de Pasolini et je comprends encore mieux son point, que je trouvais pourtant grossier quand j’étais jeune adulte : les élites vous exploiteront jusqu’à votre mort...après vous avoir baisés et fait bouffer leur merde.