Louis le Dernier, dit Céline #2 – À l’agité du bocal
5 mai 2022 18:12, par Philippe
J’attends ça depuis longtemps !
Je suis en train de lire, ou plutôt de m’infliger L’Amant, de Marguerite Duras. C’est terrible de nombrilisme, de préoccupations inintéressantes de petite bourgeoise, qui est si fière d’arborer un chapeau rose à ruban, une robe sac et je ne sais quelles chaussures. Qui se trouve si laide et déjà vieille à 18 ans etc... Putain, cette branlette intellectuelle insignifiante, bien dans l’esprit des proto bobos d’après-guerre. Mais est-ce que la branlette ce n’est pas le propre du roman ? Je mets à part les Balzac, Flaubert ou Dostoïevski, entre autres, qui n’écrivent pas en se regardant la bite ou le nombril mais créent une oeuvre universellement et intemporellement humaine. Je pense qu’un Papou de Nouvelle-Guinée, un Aborigène ou un Inuit peut rentrer dans Balzac, ou Céline, ou Flaubert, mais se fera chier atrocement avec Duras, par exemple, et trouvera ces pauvres Européens bien chétifs. Louis Ferdinand aurait sans doute été impitoyable avec Marguerite et j’aurais bien aimé savoir quel adjectif il lui aurait réservé. Comme je suis sacrificiel, je vais aller jusqu’au bout et comme ça je pourrai en parler de manière plus précise. Là, je ne donne mon impression que par rapport aux 50 premières pages qui sont assez pénibles à lire. Peut-être suis-je injuste et influencé par un parti-pris négatif ?
Ensuite, pour me refaire la cerise, je lirai le dernier Céline. C’est amusant de dire ça d’un bouquin écrit en 1934. Qu’en pense maître Gibault au fait ?