Ces esquimaux ont l’air heureux. En écoutant de la musique aussi, transmise, inventée, conçue par le génie européen.
Heureux d’être ensemble, de travailler ensemble, de lutter ensemble contre les éléments, le froid, la faim, les bêtes sauvages qu’ils dominent fort bien, ensemble.
Quand on ne lutte pas, bien au chaud chez soi, l’énergie se canalise dans les guerres intestines, la mesquinerie, met au pouvoir les hypocrites, les mesquins, les avides qui ne luttent jamais eux-mêmes et se chargent de stupidifier qui les écoute.
Mais pauvres chiens de traîneau, dormant dehors sous la neige ! C’est la caste maudite. L’être humain s’en fabrique toujours une. Et pauvres petits renards blancs, qui eux aussi ont la vie dure.
Adorables jeunes enfants pleins de joie, jolies mamans attentives. Belles fourrures à échanger. Les Français faisaient du commerce respectueux avec les Esquimaux, les Hollandais et les Anglais se sont occupés à les éradiquer pour s’installer, puis ont rebaptisé leurs descendants rares, éparpillés, attristés et alcoolisés (par les Anglais) "Inuit", à cause du chocolat glacé au cinéma.
Mais quand même, se serrer dans un kayak à six, habiter dans un igloo, dormir sous ses vêtements, se laver le moins possible, manger du phoque cru, etc.
Vive la civilisation. Pas celle de Blackrock bien sûr.