Il y a quelque chose de fascinant dans notre médiacratie sous perfusion d’une part et parfaitement virtualisée d’autre part...
Des millions de jeunes attirés par la notoriété rapide et le pognon sans sueur ni génie, tels des papillons éphémères, chutent en quelques jours de leur piédestal de pixels entassés, les ailes (elles !) brûlées comme de pathétiques Icares de contrebande.
On pourrait rappeler la Loi universelle consistant en l’inévitable retour de manivelle du clic compulsif généré par une Toile devenue pour une grande majorité l’El Dorado très aléatoire d’un monde du spectacle permanent... mais pas seulement...
On peut affirmer que c’est l’Ordinaire qui triomphe partout qui, avec la laideur, est devenu indiscutablement la marque du Progressisme Techno. L’ordinaire et la laideur sont les marques de l’air du temps. Thavaud est-il un mec qui pense, qui a du concept (comme dirait AS), du courage, du panache, de l’élégance, du charisme ? Clairement, non. Thavaud est juste un bon copain pour rigolade de soirée pizza.
Il est l’une des très nombreuses "victime collatérale" (comme disent les promoteurs de la "guerre sans l’aimer") d’un système qui porte au pinacle, fait adorer, puis jette. Un système qui a institutionalisé le mode "kleenex"... très prisé dans le monde du "chaud Biz".
Suffit-il d’avoir du bagou, un parlé "kalashikov", un vocabulaire réduit à portion congru, un style avachi, un humour de potache et un contenu ras des pâquerettes pour devenir "star fortunée du net" ? Dans le monde "nettisé", oui... mais pour un temps seulement et avec une durée qui varie selon l’adoption ou non à l’idéologie hermaphrodite et cireuse de pompes.
Regretable pour Thavaud mais... la claque sera-t-elle suffisante pour que le gentil hétéro dragueur ouvre les mirettes sur les vraies raisons de son élimination ? Même pas sûr...