Les propos dAlain Soral étaient déjà tellement singuliers à l’époque, chez Dechavanne, Ardisson, Thomas (Évelyne), Wermus, Dumas (Mireille),Taddeï, sa vision était déjà tellement en avance sur son temps, ô combien pertinente, qu’ils l’ont neutralisé, d’une part, et qu’ils ont placé le Z, d’autre part, afin de rediriger la notion de subversion, dans un cadre donné, donc avec des limites, celle d’un critique version talk-show, flanqué de son opposé, en la personne de Naulleau. Sans oublier d’acoller à Tic et Tac dans le souvenir, la personnalité de Polac (Naulleau l’ayant remplacé), le pionnier de la subversion télé, dirons-nous. Talk-show hebdomadaire, histoire de bien ancrer les personnages dans l’inconscient collectif. Ainsi ils (les programmeurs, les producteurs, les ingénieurs, les décideurs,...) gardaient tout contrôle sur la masse regardante...mais pas trop, faudrait pas que celle-ci se mette un peu trop à réfléchir.
Mais c’était sans compter sur le Net...qui émergeait. Et ainsi (le "ainsi" qui s’oppose réellement au premier "ainsi", celui des décideurs), un canapé rouge, un site de réinformation, une maison d’édition, une œuvre, plus tard, Alain Soral conservera son temps d’avance, et aura finalement raison d’eux. Ce qui me fait dire qu’il faut moins s’attarder sur le "fait" qu’on ne l’invite pas, et plus sur le "qui" Alain Soral (Et son équipe, et en premier lieu le chef de la rédaction, le brillant Pierre de Brague) invite. Parce que l’avant-garde est ici, et nulle part ailleurs.