Prophétie : Günther Anders et l’obsolescence de l’homme
3 novembre 2024 10:48, par coyoterevolteLes penseurs comme Anders, sur le sujet du rapport homme/machine, ont déjà dû étudier ces bouts de solution :
1- Rites d’acquisition de la technologie, à l’indienne : j’ai passé mon examen de la 2ème plume technologique, j’ai le droit d’allumer la télé.
Cela relie la tradition à la technologie. Cela ramène du bon sens : on a ce qu’on mérite ; si tu veux vraiment quelque chose, agis et fabrique le toi-même ; les enfants ne jouent pas avec des allumettes (remplacer enfant par personne non consciente des conséquences). Tu veux changer de sexe, tu fais chirurgien.
2- Cuisine ouverte de l’industrie :
Un truc qui enlève la sensation d’être dépassée par les machines est de fabriquer les machines ou de regarder comment elles sont produites. On peut éliminer une grosse part de cette sensation d’être dépassé grâce à des industries de production visible.
3- Donner un manuel des techniques à chaque enfant : agriculture, cuisine, chasse, pêche, construction, machines. Le savoir peut être transmis au début de la vie de l’homme, de 10 à 20ans. Le savoir collectif indispensable est encore à l’échelle de l’homme.
Bien évidemment, les 3 bouts de solution sont combattus à tout prix par les méchants globalistes-mondialistes tyranniques. les idées ne manquent pas mais les moyens pour les mettre en application dans ce monde, si.
On peut aussi enlever une part de cette sensation d’être dépassé en révisant l’histoire officielle : Ce ne sont pas des hommes géniaux qui ont inventé ces machines mais une suite d’équipes d’artisans sur une longue période. C’est normal que tout seul, on se sente dépassé par l’intelligence collective de plusieurs hommes sur plusieurs vies. Vu comme ça, ça va mieux : on est capable mais il y a du boulot.
En résumé, le savoir calme l’angoisse : c’est pas un scoop. Une conséquence du savoir, rarement évoquée est de casser l’implication (vraie ou fausse mais maintes fois répétée) tacite et omniprésente qui nous insulte : le monde est technologique et mathématique, tu es nul en maths donc tu ne mérites pas ce monde.
Pas de solution pour les autres aspects de l’homme changé et dépassé par les machines (perte de rapport transcendantal, honte et peur du potentiel maléfique, insignifiance de l’homme par rapport aux énergies créées par les mécanismes, changement des us et coutumes jusqu’à contrarier les réflexes instinctifs). Au boulot, les penseurs.