Je suppose fortement que la volte-face des dirigeants australiens s’est opérée avec l’aval américain... tout simplement... Un peu comme pour la volte-face opérée par l’establishment quant à l’indépendance de la Nouvelle Calédonie. En période de guerre froide, les USA sous-traitent à la France la prise-en-charge d’un certain nombre de positions stratégiques. C’est entièrement concerté.
Pour les gens qui ont suivi à l’époque les débats parlementaires (visibles sur les sites du Sénat et de l’AN), il était clair que l’Amérique ne serait probablement pas en mesure de livrer l’Australie en sous-marins, et que l’Australie allait se retrouver "à découvert". C’était même pour cette raison-là que nos zélites n’avaient pas vu le coup venir, se pensant protégées par les réalités des délais industriels.
Mais avec cet aller-retour, il y a un franchissement de degré qui s’est opéré, puisque ce seront cette fois-ci des sous-marins nucléaires qui seront livrés par la France à l’Australie (et non de simples sous-marins diésel-électriques).
"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme", a dit le grand savant français Lavoisier.