L’article perd de son poids puisque le constat est clair quelques mois après sa publication.
La BCE de Mario Monti a déjà imprimé plus de 1000 milliards d’euros en échange d’actifs (de décembre à janvier) dont la valeur boursière a dégringolé depuis 3 ans, mais qui sont encore estimés à leur valeur d’achat par la BCE.
L’Allemagne a beau se défendre d’une politique de planche à billet, il n’en reste pas moins que plus de 1500 milliards ont été créés depuis l’été 2011, reposant sur très peu de garantie. Et même une partie importante de cette liquidité est re-déposée à la BCE, moyennant intérêt, cette masse monétaire est une bombe à retardement inflationniste pour les économies.
Economiquement parlant, l’Europe et une partie du monde aurait été dans une déflation sévère si la BCE, et d’autres institutions, n’avaient pas injectées des liquidités. La question n’est pas de savoir si c’est "bien" ou "mal", le remède n’est pas économico-monétaire, mais simplement géopolitique.
L’Allemagne joue sur plusieurs tableaux à la fois comme tous les pays. Il ne faut pas la jeter aux orties si brutalement comme étant l’instrument de Wall Street ou de tel réseau atlantiste et mondialiste.
Il faudra surveiller non seulement la construction européenne (MES, FESF, évolution de la commission européenne, fédéralisme, intégration budgétaire, etc.) dans les mois et les années à venir, mais aussi ses relations avec les USA et les BRICS, notamment la Chine. Tout changement en Europe s’accompagnant d’un éloignement des positions de l’axe américain, notamment sur la guerre en Iran, les relations avec la Chine, la gestion des réserves d’or et d’argent de la Deutsche Bank, etc. caractériserait un changement de paradigme structurel.