Un Israélien a été élu au comité de décolonisation de l’ONU. Certains pourraient croire à une plaisanterie, c’est pourtant très officiel. Et les pays arabes sont furieux.
C’est une bizarrerie de plus dans la galerie déjà très garnie de l’ONU. Le quatrième comité de l’Assemblée générale, celui chargé notamment de la décolonisation et des réfugiés palestiniens vient de se doter d’un vice-président… israélien. Mordehai Amohaï était soutenu par le groupe des Occidentaux, dont l’Union européenne et les États-Unis qui ne ménagent pas leurs critiques et leur ironie lorsque Cuba ou l’Iran sont élus par exemple au conseil des droits de l’homme.
Furieux, les pays arabes ont demandé et perdu un vote, qualifiant cette nomination de « honte » pour l’ONU à un moment où Israël intensifie la colonisation des territoires palestiniens.
Difficile justification
À l’ONU, les diplomates occidentaux ont du mal à justifier ce choix. Le Royaume-Uni, qui préside le groupe, explique que Mordehai Amohaï est élu pour sa capacité personnelle et non nationale et qu’il se doit de faire preuve d’impartialité et de professionnalisme. En coulisses, un diplomate reconnaît un choix aberrant mais explique que les Israéliens sont souvent ostracisés à l’ONU et qu’il fallait bien leur donner un siège quelque part.